LE GARDIEN DES RÊVES
par Illusange Paradis, France


Il y a encore si peu de temps,
J’étais l’ami des âmes humaines
Des innocents, des insouciants
Des gens heureux ou bien des reines
Je ne suis plus que le réconfort de larmes vaines
Que puis-je face aux armes de la haine ?
On ne m’écoute plus, on me méprise,
Dans la violence beaucoup s’enlisent
La réalité est ce que nous lui accordons,
La mienne n’est peut-être qu’illusion
Mais pourquoi éloigner mes mirages
Si ils peuvent te redonner ton courage
Entre leurs mains est le destin des hommes,
S’abstenir d’agir c’est marcher vers la mort,
Tous les chemins mènent à Rome
Pour ce troupeau, l’esprit figé au corps…
Au corps de ce troupeau qui s’élance vers la falaise…
Ayant refusé mes rêves ce sont les cauchemars qui s’imposent,
Deviennent la réalité, teintée plus de rouge que de rose
Et c’est le sang qui coule maintenant sur leurs thèses
Ils ont refusé mon aide,
Qui puis-je si leur vie est laide ?
Si la boue coule de leurs cœurs souillés
Si ce sont des armes que trouvent les enfants dans leurs souliers
Pour beaucoup l’imaginaire n’existe plus
Ils m’insultent et le flot de mes songes reflue…


Illusange

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